Achat et législation entourant le genre Tiliqua.
Né en captivité ou sauvage ?
D’un point de vue éthique mais aussi pour se mettre à l’abri de gros désagréments, il est conseillé d’acheter exclusivement des sujets nés en captivité. Ils sont exempts de parasites (sauf si élevés dans de mauvaises conditions ou avec des sujets sauvages infestés !), moins craintifs envers l’homme et n’ont pas souffert du transport ou voir disparaître bon nombre de leurs compagnons de voyage.
En ce qui concerne les espèces typiquement australiennes : T. scincoides scincoides et T. scincoides intermedia, T. occipitalis, T. rugosa, T. multifasciata , T. adelainensis et T. nigrolutea. Elles sont protégées par la loi australienne qui interdit leur exportation. Du coup, vous ne pouvez trouver que des sujets nés en captivité car plus aucun sujet ne parvient d’Australie. Pour ces espèces le problème est donc résolu !
Pour les espèces indonésiennes ou papoues c’est très différent : T. scincoides chimaerea, Tiliqua sp. « Irian Jaya » et Tiliqua gigas proviennent de Nouvelle-Guinée et des îles alentours. Le gouvernement indonésien ou papou limite les prises dans la nature mais on trouve encore des sujets capturés. Il faut les éviter car ces animaux sont souvent agressifs et parasités. Il existe des sujets nés en captivité que l’on peut trouver dans les bourses, animaleries ou par annonces. Malheureusement il n’y a aucun moyen de s’assurer qu’il s’agisse d’un sujet NC car n’étant pas protégé par aucune loi locale ou internationale, le vendeur peut vous dire qu’il s’agit de NC, alors que c’est du sauvage, aucun papier ne pourra e prouver ! C’est à la confiance de l’éleveur.
Les pièges à éviter :
Assurez-vous de la sous-espèce ! Beaucoup de vendeurs en bourses n’y connaissent rien et vous ven,dent du T. scincoides chimaerea sous le nom de T. scincoides scincoides estampillé « Australie » alors que c’est faux ! Observez bien l’animal. En animalerie les sujets sont censés être conservés dans de bonnes conditions de température et donc montrer leur vraies couleurs et leur vrai comportement. En bourse, les animaux sont souvent à des températures entre 20 et 25°C, sont dans de petites boites et viennent d’être transportés. Leur corps froid les rend dociles, mais au retour vous pouvez avoir des surprises ! On ne peut que faire la publicité des animaleries et des éleveurs amateurs ! Vous pouvez très vite vous faire une opinion d’une animalerie et de son sérieux en regardant l’état des animaux et en posant quelques questions pièges ou vendeur pour tester ses compétences (n’hésitez pas !!!).
Les prix :
Selon que vous achetiez chez un particulier ou un professionnel les prix changent. Voici quelques indications, les espèces sont classées selon leur fréquence en animaleries ou bourses :
Espèces les plus fréquentes :
· Tiliqua scincoides : Pour les 3 sous-espèce il faut compter entre 80 et 150€ (selon age, taille, couleurs…). Pour T. s. intermedia et T. s. scincoides pas de soucis, vous ne tomberez que sur du NC, pour T. s. chimaerea, vous risquez de tomber sur des sauvages, mais aujourd’hui on trouve facilement de jeunes nés en captivité. Attention ! Cette dernière sous-espèce est agressive, mais souvent, en bourses, ils se laissent manipuler à cause de la température trop basse !
· Tiliqua gigas gigas : 100-120€ environ. La plupart des juvéniles sont nés e captivité, c’est le plus fréquent des trois sou-espèces.
· Tiliqua gigas evanescens : 120-150€. Comme précédemment.
· Tiliqua gigas keyensis : 150-180€, peu répandu, la plupart de sujets vendus chez les professionnels sont des animaux capturés qui arrivent par vagues. Ils sont très agressifs. Il est rare de trouver des sujets NC.
Espèces rares :
· Tiliqua rugosa : Vu le eu de jeunes que ces animaux produisent et les difficultés à les reproduire, selon les sous-espèces il faut compter 1200 à 1600€ pièce.
· Tiliqua nigrolutea : Peu répandu également même s’il a été très exporté dans les années 70, peu d’éleveurs ont pris la suite en Europe.
· Tiliqua occpitalis et T. multifasciata : les plus rares ! On peut compter les éleveurs en possédant en Europe sur les doigts de la main !
(c) Vincent Noël