Aperçu des espèces de cordylidés.
 
Vincent NOËL - 17/12/2017

Sous-famille des cordylinés

Chamaesaura aenea (FITZINGER, 1843) : Pouvant atteindre 45 cm de LT pour une LMC de 8 à 12 cm, ce lézard tout en longueur possède de très fines pattes pourvues de cinq doigts. Il vit essentiellement dans les zones herbacées du Transvaal au centre-est de l’Afrique du Sud. Son aire de répartition est fragmentée. La femelle met au monde jusqu’à 12 jeunes de 10 cm de LT.

Chamaesaura anguina (LINNAEUS, 1758) : Plus grand que le précédent puisque pouvant atteindre 57 cm de LT (pour 8-12 cm de LMC), ce lézard également serpentiforme possède des pattes plus réduites pourvues de seulement un ou deux doigts. Deux sous-espèces sont distinguées : C. a. anguina (LINNAEUS, 1758) et C. a. oligopholis LAURENT 1964. La sous-espèce nominale est présente sur le littoral du sud et de l’est de l’Afrique du sud ainsi que quelques zones au nord-est du même pays. C. a. oligopholis constitue une population isolée en Angola, habitant également les zones herbeuses.

Chamaesaura macrolepis (COPE, 1862) : Cette espèce ne possède plus de pattes antérieures, les postérieures sont réduites à l’état de moignons terminés par une griffe. Elle peut dépasser 50 cm de LT. Sa répartition est restreinte à l’extrême nord-est de l’Afrique du sud. C’est encore une fois un habitant des savanes ouvertes herbacées. La femelle met au monde 6 à 8 jeunes.

Chamaesaura miopropus BOULENGER, 1895 : Anciennement considéré comme une sous-espèce de C. macrolepis, elle fut considérée comme une espèce à part entière dans les années 2000 suivant ainsi le choix premier du grand herpétologiste belgo-britannique Georges Boulenger. Elle vit dans les savanes du nord et de l’est de la Zambie, du sud de la Tanzanie et du Katanga en RPC.

Chamaesaura tenuior GÜNTHER, 1895 : Anciennement sous-espèce de C. anguina, élevé au rang d’espèce avec les travaux de Stanley et al. (2011) reprenant là aussi, le statut que son premier descripteur, Albert Günther, un autre grand herpétologue de la fin du XIXème siècle. Possédant des pattes très réduites, elle fréquente les savanes du Kenya, de Tanzanie et de l’est de la RPC mais ses populations sont très morcelées en petites tâches éparses. Elle peut mesurer jusqu’à 50 cm.

Cordylus angolensis (BOCAGE, 1895) : Comme c’est le cas avec le gerrhosauridé G. multilineatus, la description originale de Cordylus angolensis par Du Bocage pose un petit souci : Le spécimen type aurait été perdu en 1978, seule la description du zoologiste portugais demeure et certains auteurs actuels pensent qu’il a en réalité décrit un spécimen de C. tropidosternum. Du Bocage situe sa localité type en Angola, mais en réalité hormis ceux qu’il décrivit, aucun autre spécimen n’a été découvert depuis, il est donc très probable que ce taxon soit un synonyme d’une autre espèce.

Cordylus aridus MOUTON & VAN WYK, 1994 : Cette espèce, classée « en danger », n’est présente que sur une très petite zone dans le sud de la région de Karoo (Afrique du Sud), inféodé aux tillites de Dwyka. Il mesure une douzaine de centimètres.

Cordylus beraduccii BROADLEY & BRANCH, 2002 : Cette espèce mesurant une dizaine de centimètres est présente sur une petite aire de répartition située sur la frontière entre le Kenya et la Tanzanie, au sud de Nairobi, la capitale kenyane. Il vit sur les édifices rocheux entre 1 500 et 2 00 m d’altitude. Son écologie est très mal connue.

Cordylus cloetei MOUTON & VAN WYK, 1994 : Cette espèce originaire de l’ouest de l’Afrique du sud, restreinte aux Nuweveld Mountains et a été décrite suite à la révision du groupe C. minor en 1994.

Cordylus cordylus (LINNAEUS, 1758) : Cette espèce est répartie dans le sud de l’Afrique du sud pouvant vivre en colonies densément peuplées au sein de vastes zones rocheuses. Il mesure entre 15 et 20 cm. La femelle met au monde jusqu’à 3 petits. L’espèce a été scindée en deux sous-espèces mais C. c. tasmani (qui fut même érigé au rang d’espèce) est considérée aujourd’hui comme un synonyme faisant de C. cordylus une espèce monotypique.

Cordylus imkeae MOUTON & VAN WYK, 1994 : Cette petite espèce d’une douzaine de centimètres de LT ne vit que dans la région de Rooiberg dans le Namaqualand, à l’extrême ouest de l’Afrique du sud. Elle fait partie des espèces décrites suite à l’étude du complexe C. minor.

Cordylus jonesii (BOULENGER, 1891) : Cette espèce était autrefois une sous-espèce de C. cordylus puis de C. tropidosternum. Déjà décrite comme espèce à part entière par Boulenger en 1891 puis par Fitzsimons en 1943, elle retrouve son statut d’espèce en 2002. Elle est présente au nord-est de l’Afrique du sud, au sud du Botswana et du Mozambique.

Cordylus machadoi LAURENT, 1964 : D’abord décrit comme une sous espèces de C. vittifer. Mesurant jusqu’à 15 cm, ce lézard  occupe une très petite aire de répartition à l’extrême nord-ouest de la Namibie, dans la province de Huila. Il habite les savanes sèches.

Cordylus macropholis (BOULENGER, 1910) : L’espèce est présente sur une étroite bande littorale au sud-est de l’Agrique du sud, au nord du Cap. On le rencontre dans les dunes vivant parmi les débris végétaux (arbres morts) et les roches, il semble néanmoins privilégier la proximité de l’euphorbe Euphorbia caput-medusae. Fait rare chez ces lézards, les femelles sont plus grandes que les mâles. Elle met au monde jusqu’à deux jeunes qui mesurent 6-7 cm de longueur totale soit autant que la LMC de leur mère.

Cordylus marunguensis GREENBAUM, STANLEY, KUSAMBA, MONINGA, GOLDBERG & BURSEY, 2012 : Très récemment découverte, cette espèce est originaire des montagnes de Marungu dans le Katanga (RPC).

Cordylus mclachlani MOUTON, 1986 : Espèce à la répartition minuscule dans les zones rocheuses au nord de Koue Bokkeveld jusqu’à Nieuwoudtville en passant par l’est de Cedarberg et Bokkeveld.


C. mclachlami (Handré bassion - wikimedia commons)

Cordylus meculae BRANCH, RÖDEL & MARAIS, 2005 : Cette espèce a été décrite à partir de spécimens collectés dans la Sierra Mecula, au nord du Mozambique. Il vit dans les zones rocheuses granitiques. Il mesure au maximum 18 cm. La femelle met au monde 2 à 3 jeunes.

Cordylus minor FITZSIMONS, 1943 : Considéré à l’origine comme une sous-espèce de C. cordylus, cette espèce est un complexe d’où ont été mis en évidence l’existence de plusieurs espèces distinctes. Sa LMC se situe entre 4 et 6,5 cm. Il vit en petites colonies au sein d’édifices rocheux riches en crevasses où il se réfugie. Il est restreint à la région de Matjiesfonstein au nord-ouest du Karoo en Afrique du Sud.

Cordylus namakuiyus STANLEY, CERÍACO, BANDEIRA, VALERIO, BATES & BRANCH, 2016 : Cette toute nouvelle espèce est originaire d’Angola, province du Namib. Les spécimens types ont été collectés en 2013 sur les rochers bordant la route qui joint Namibe à Lubango.

Cordylus niger CUVIER, 1829 : Mesurant 15-20 cm, ce cordyle est entièrement noir. Il vit en solitaire parmi les rochers de la Montagne de la Table sur la côte sud-ouest de l’Afrique du sud et à Sandanha bay.


Cordylus niger (Shawka - Wikimedia commons)

Cordylus nyikae BROADLEY & MOUTON, 2000 : Ce lézard n’est présent que sur les Misuku Hills et le plateau de Nyika au nord du Malawi, près de lac du même nom.

Cordylus oelofseni MOUTON & VAN WYK, 1990 : Lézard solitaire vivant parmi les rochers d’une toute petite zone à l’extrême sud-est de l’Afrique du sud, près de Piketberg et Tulbagh. La femelle met au monde 2 à 3 jeunes.

Cordylus rhodesianus (HEWITT, 1933) : Anciennement sous-espèce de C. cordylus érigée au rang d’espèce par Broadley en 1971, il est présent dans les montagnes du nord-est du Zimbabwe et nord-ouest du Mozambique. Il vit près des rochers.

Cordylus rivae (BOULENGER, 1896) : Cette espèce a une répartition plutôt atypique puisqu’on le rencontre dans le Galla-land (Gallaland) à l’est de l’Ethiopie, loin au nord par rapport aux autres espèces de Cordylus.

Cordylus tropidosternum (COPE, 1869) : Cette espèce complexe a longtemps été scindée en deux sous-espèces, C. t. jonesi étant aujourd’hui considérée comme une espèce à part entière. C. tropidosternum vit à la frontière entre le Zimbabwe et le Mozambique jusqu’à la côte orientale du Mozambique ainsi que le sud du Kenya et de la Tanzanie, le Malawi et la sud-est de la RPC. Il n’est pas véritablement rupicole, mais plutôt arboricole, préférant les arbres et arbustes et trouvant souvent refuge dans les creux des troncs ou sous les arbres morts. Il se nourrit de toutes sortes d’insectes mais semble apprécier surtout les termites. Il mesure 15-18 cm de long. La femelle met au mode en général 2 jeunes, rarement jusqu’à 4. Il occupe les zones de savane arborées.


C. tropidosternum (H. krisp - wikimedia commons)

Cordylus ukingensis (LOVERIDGE, 1932) : Cette espèce est également arboricole, vivant dans la brousse. On la rencontre sur une très petite aire de répartition uniquement en Tanzanie, divisée en deux populations : dans la région de Ukinga et dans les montagnes de Undzungwa.

Cordylus vittifer (REICHENOW, 1887) : Aujourd’hui monotypique, elle était scindée en deux sous-espèces, C. v. machadoi étant aujourd’hui une espèce à part entière. Ce lézard occupe une vaste répartition couvrant le Transvaal au nord-est de l’Afrique du sud. Il mesure 15-20 cm de LT. Il ne se rencontre que sur les édifices rocheux qui parsèment la savane.

Hemicordylus capensis (SMITH, 1838) : Anciennement classées dans le genre Pseudocordylus, le genre Hemicordylus, déjà proposé par Smith en 1838, comporte deux espèces. La première est originaire de la région du Cap et habite les zones rocheuses et montagneuses vivant notamment sur les parois verticales. Ils vivent généralement en petits groupes avec un mâle et plusieurs femelles. La femelle met au monde jusqu’à 3 jeunes.

Hemicordylus nebulosus (MOUTON & VAN WYK, 1995) : Cette espèce, auparavant classée dans le genre Pseudocordylus, est rare et restreinte aux Hottentots-Holland Mountains près du Cap en Agfrique du sud parmi la végétation de type Fynbos, typique de la région. C’est un lézard très farouche qui s’éloigne peu des crevasses rocheuses dans lesquelles il trouve abri.

Karusasaurus jordani (PARKER, 1936) : Le genre Karusasaurus a été créé suite à la révision du genre Cordylus. K. jordani a longtemps été considéré comme une sous-espèce de C. Polyzonus avant d’être érigée au rang d’espèce. On la rencontre au centre de la Namibie. C’est une espèce assez grande par rapport aux autres cordyles, pouvant dépasser 20 cm (11-12 cm de LMC). Elle vit dans les zones rocheuses.

Karusasaurus polyzonus (SMITH, 1838) : De taille similaire à la précédente, K. polyzonus occupe une vaste répartition couvrant tout le centre et l’ouest de l’Afrique du sud ainsi que le sud de la Namibie. L’espèce est aujourd’hui monotypique, mais il existe de nombreuses variétés géographiques, certains sont brun clair marqués de lignes claires ou sombres (coloration des juvéniles qui persiste à l’âge adultes) alors que d’autres sont entièrement noirs, brun ou olive avec des flancs parfois marqués d’un orange vif. Espèce rupicole vivant en petits groupes sur les flancs de montagne. La femelle met au monde 2 (rarement jusqu’à 4) jeunes.
 

N. polyzonus (Handré Basson - Wikimédia commons)

Namazonurus campbelli (FITZSIMONS, 1938) : Egalement issu de la révision du genre Cordylus, le genre Namazonurus doit son nom à la région du Namaqualand en Namibie d’où est originaire notamment N. campbelli. Cette espèce est néanmoins restreinte à une petite zone dans la région de Helmaringshausen. C’est un habitant des zones rocheuses.

Namazonurus lawrenci (FITZSIMONS, 1939) : Cette espèce occupe également un très petite aire de répartition scindée en deux localités de part et d’autre de la frontière entre la Namibie et l’Afrique du sud. Ces lézards sont généralement solitaires même s’ils sont aussi observés formant de petits groupes.

Namazonurus namaquensis (METHUEN & HEWITT, 1914) : Présente à l’extrême sud de la Namibie (Great Karasberg). C’est une espèce rare qui vit en zone montagneuse parmi les rochers. La femelle met au monde 2 ou 3 jeunes.

Namazonurus peersi (HEWITT, 1932) : Cette espèce entièrement noire vivant dans le Little Namaqualand au nord-ouest de l’Afrique du sud parmi les rochers, ces lézards en occupant souvent le sommet. Espèce très craintive et mal connue.

Namazonurus pustulatus (PETERS, 1862) : Originaire des savanes de la région de Hereroland au centre de la Namibie, c’est une espèce au corps lisse mais la queue est munie de larges épines de coloration brune à noire.

Ninurta coeruleopunctatus (HEWITT & METHUEN, 1913) : Unique espèce de ce genre, autrefois affiliée au genre Cordylus, N. coeruleopunctatus habite les zones rocheuses relativement humides de la côte sud de l’Afrique du sud, trouvant refuge dans des terriers dans lesquels ils hibernent durant l’hiver. Son nom évoque les points bleus qui parsèment son corps brun sombre à noir avec des marques orangées. La femelle met au monde 2 à 4 jeunes.


C. coeruleopunctatus (Alouise Lynch - wikimediab commons)

Ouroborus cataphractus (BOIE, 1828) : Unique espèce du genre, cet impressionnant lézard est un des Cordyles les plus étudiés, il doit sa célébrité non seulement à con corps entièrement épineux mais aussi à sa technique de défense qui consiste à former un cercle en se mordant sa queue. L’espèce est présente à l’extrême ouest de l’Afrique du sud, vivant en grands groupes parmi les rochers. La femelle en met au monde qu’un ou deux jeunes par an.

Pseudocordylus langi LOVERIDGE, 1944 : ressemblant à P. melanotus, cette espèce est présente à une altitude de 2 600 à 3 00 m sur les montagnes du Drakensberg à l’est de l’Afrique du sud et au Lesotho. Il forme de petites colonies parmi les rochers. Insectivore, il complète son alimentation de feuillages et fleurs.

Pseudocordylus melanotus (SMITH, 1838) : Originaire de la même région et le même habitat que l’espèce précédente même si sa répartition s’étend plus au nord vers Pretoria, il s’en distingue notamment par la présence de flancs jaunes chez les mâles en période de reproduction. La femelle met au monde jusqu’à 6 petits.

Pseudocordylus microlepidotus (CUVIER, 1829) : Scindé en trois sous-espèces : P.m. micrlepidotus, P. m. fasciatus et P. m. namaquensis. Il s’agit là d’une très belle espèce : la coloration de fond est brun sombre à noir mais chez P. m. fasciatus, on observe des flancs jaune vifs à orange, de même que les pattes, les lèvres et la gorge. Le dos est marqué de quelques lignes irrégulières également jaunes. D’autres populations sont entièrement noires avec quelques fines marques jaunâtres. C’est un des plus grand Pseudocordylus avec une LMC allant jusqu’à 14 cm. Il occupe les zones montagneuses du sud de l’Afrique du sud, les sous-espèces étant géographiquement séparées. Insectivore, il arpente les rochers à la recherche de proies et s’attaque aussi à de petits agames ou geckos. La femelle peut mettre au monde jusqu’à 7 petits mesurant 9,7 à 11 cm de LT).
 

H. microlepidotus (Handré Basson - wikimedia commons)

Pseudocordylus spinosus FITZSIMONS, 1947 : Cette espèce occupe une petite zone de répartition à la frontière nord du Lesotho dans les montagnes de Drakensberg entre 1 500 et 2 500 m d’altitude. Il vit sur les petits amas rocheux dispersés dans la savane. C’est une espèce timide et mal connue. La femelle met au monde au maximum 4 petits.

Pseudocordylus subviridis (SMITH, 1838) : D’abord considéré comme une espèce à part entière par Smith (1838) et Hewitt (1927), ce pseudocordyle a ensuite été considéré comme une sous-espèce de P. microlepidotus ou de P. melanotus avant d’être à nouveau considéré comme une espèce par Stanley et al. (2011). Cette espèce occupe également les montagnes de Drakensberg.

Pseudocordylus transvaalensis FITZSIMONS, 1943 : Présente dans la région de Limpopo, au nord-est de l’Afrique du sud, entre Pretoria et la frontière avec le Zimbabwe, ce pseudocordyle mesure en général 13 à 14 cm de LMC mais certains mâles peuvent dépasser les 15 cm. Il occupe les zones rocheuses en petites colonies composées toujours d’un seul mâle et plusieurs femelles. La femelle peut mettre au monde jusqu’à 7 petits mesurant 8 cm de LT.

Smaug barbertonensis (VAN DAM, 1921) : Le genre Smaug est issu de la révision du genre Cordylus. S. barbertonensis fut déjà décrit par Van Dam sous Zonurus barbertonensis. Il fut ensuite considéré comme une sous-espèce de Cordylus warreni puis de Smaug warreni et fini par acquérir son statut d’espèce avec Stanley & Bates 2014 dans leur article « Here be dragons: a phylogenetic and biogeographical study of the Smaug warreni species complex (Squamata: Cordylidae) in southern Africa. » On le trouve dans la région de Barberton en Afrique du sud et dans le Middleveld au Swaziland.

Smaug breyeri (VAN DAM, 1921) : Egalement considéré comme une sous-espèce de Cordylus warreni jusqu’en 1998, ce cordyle est originaire de la province du Nord (northern province), dans le district Waterberg à l’extrême nord-est de l’Afrique du sud. Il vit sur les grands édifices rocheux, au pied des grands plateaux typiques de la région. Généralement solitaire ou vivant en couple, c’est une espèce très timide. Sa LMC se situe autour de 12 cm et au maximum 14 cm. La femelle met au monde 2 à 4 jeunes mesurant 11-12 cm de LT !

Smaug depressus (FITZSIMONS, 1930) : Encore une ancienne sous-espèce de Smaug warreni que Stanley & Bates (2014) vont considérer comme une espèce à part. On le rencontre dans certaines parties du Soutpansberg, le nord du célèbre parc national Krüger et le sud du Duiwelskloof en Afrique du sud. Il mesure une quinzaine de centimètres, son corps est gris foncé à noir parsemé de points jaunes. La femelle peut mettre jusqu’à 5 jeunes au monde.

Smaug giganteus (SMITH, 1844) : Cette grande espèce dont la LMC peut atteindre 18 cm, voire 20 cm et la longueur totale plus de 40 cm, est reconnaissable aux grandes épines qui marquent l’arrière de la tête. C’est un des cordyles les plus étudiés et les plus spectaculaires. Il est présent au Centre-est de l’Afrique du sud, au-dessus du Lesotho. C’est une espèce terrestre, dont le comportement fait d’avantage penser à celui des gerrhosaures. Il trouve refuge dans un terrier qu’il creuse lui-même et dont il s’éloigne assez peu. Il s’expose au soleil dans une position typique, face au soleil, buste relevé. C’est une espèce vivant en petites colonies, les femelles ne mettent qu’un ou deux petits au monde et ne se reproduisent pas tous les ans. Cette faible reproductivité est compensée par le fait que les jeunes restent avec les parents, profitant de leur expérience en matière de détection des prédateurs. Les colonies vivent parfois en autarcie, et sont très sensibles aux moindres agressions humaines (perturbations de l’habitat, captures…). Il est considéré comme vulnérable par l’UICN.

Smaug mossambicus (FITZSIMONS, 1958) : C’est une espèce dont les écailles épineuses sont certes discrètes, mais la coloration jaune ou orange des flancs et de la queue des mâles, leur tête et leur dos gris sombre en font un très beau lézard. Il n’est présent que sur deux petites régions du Mozambique (Monts Gorongosa) et de l’est du Zimbabwe (Monts Chimanimani). Il vit sur les édifices rocheux des pentes ensoleillées des montagnes.
 


S. mossambicus (Kenneth S Bader - wikimedia commons)

Smaug regius (BROADLEY, 1962) : Broadley la décrivit d’abord comme une sous-espèce de C. warreni. Il occupe une petite aire de répartition à la frontière entre le Zimbabwe et le Mozambique (district de Mutare). Il ressemble beaucoup à S. mossambicus avec des flancs jaune-orange chez les mâles. Il est également rupicole et très timide.

Smaug vandami (FITZSIMONS, 1930) : espèce solitaire et farouche que l’on trouve dans les zones rocheuses du nord-est de l’Afrique du sud (monts Mpumalanga notamment). Il ressemble à S. warreni dont il fut longtemps considéré comme sous-espèce.

Smaug warreni (BOULENGER, 1908) : Cette espèce complexe eut bon nombre de sous-espèces, beaucoup acquirent leur statut d’espèce à part entière dans les années 2010. Aujourd’hui, S. warreni est considéré comme monotypique. L’espèce vit au nord-est de l’Afrique du Sud (Mpumalanga) et au Swaziland. C’est une petite espèce mesurant 10-13 cm de LMC soit 20-25 cm de LT. On le rencontre surtout sur les édifices rocheux des pentes ensoleillées, il semble apprécier les zones où poussent arbres et arbustes prenant racines dans les anfractuosités des roches. La femelle met au monde 2 à 6 jeunes.

Sous-famille des platysaurinés :

Platysaurus attenboroughi WHITING, BRANCH, PEPPER & KEOGH, 2015 : Les mâles de ce lézard affichent au niveau des flancs et les côtés de la tête un bleu très « flashy », les femelles restent brunes avec des tâches claires. Il ressemble beaucoup à P. capensis dont il fut longtemps considéré comme étant une population, et de P. braodleyi. On le trouve au sud de la Namibie (Ditrict de Karasburg).

Platysaurus broadleyi BRANCH & WHITING, 1997 : Proche également de P. capensis. Sa LMC se situe autour de 7 cm pour une quinzaine de cm de LT. Les mâles affichent également  une coloration bleue bien marquée. Il occupe une toute petite aire de répartition  à la frontière entre la Namibie et l’Afrique du Sud dans le parc national de Ausgrabies Falls. Il vit en vastes colonies sur les édifices rocheux.


P. broadleyi (Bernard Dupont - wikimedia commons)

Platysaurus capensis SMITH, 1844 : Cette espèce vit à l’extrême ouest de l’Afrique du sud, dans la région du Cap et le Namaqualand. Il est commun sur les édifices granitiques mais ne forme pas de colonies très importantes. Les mâles ont tout l’avant du corps bleu et la queue orange.

Platysaurus guttatus SMITH, 1849 : cette espèce occupe une très petite aire de répartition à l’extrême nord de l’Afrique du sud, au nord des collines de Blouberg (Waterberg) à une altitude de 900 à 2 000 m. les mâles ont le corps bleuté et la queue orange-ocre, les femelles sont brun clair.

Platysaurus imperator BROADLEY, 1962 : C’est la plus grande espèce du genre avec une LMC pouvant atteindre 12 cm (max. 14,6 cm) pour une LT de 20-25cm. Les mâles arborent une coloration jaune-orange vif, les pattes sont grises à noires, le ventre est noir. Sa répartition est limitée aux zones rocheuses située à la frontière nord-est du Zimbabwe et l’ouest du Mozambique. Il vit en harem composé d’un mâle défendant un territoire où résident plusieurs femelles.

Platysaurus intermedius MATSCHIE, 1891 : Les mâles sont particulièrement colorés avec de fortes variantes d’une sous-espèce à l’autre. Les plus colorés ont un corps vert vif et iridescent, la queue est orange, les côtés de la tête (parfois toute la tête) et les pattes sont bleu vif. Cette espèce peut mesurer une vingtaine de centimètres mais certaines sous-espèces ne dépassent pas 12-15 cm. C’est une espèce très complexe avec pas moins de 9 sous-espèces : P. i. intermedius, P. i. inopinus, P. i. natalensis, P. i. nigrescens, P. i. nyasae, P. i. parvus, P. i. rhodesianus, P. i. subniger et P. i. wilhelmi. Chaque sous-espèce occupe une région propre en différentes régions rocheuses du Zimbabwe, de l’extrême est du Botswana et du nord-est de l’Afrique du sud, ainsi que le Malawi pour P. i. nyasae. Ils forment de vastes colonies sur les édifices rocheux, les mâles se livrant à une compétition faite de hochements de tête et de courses poursuites pour s’arroger le meilleur emplacement. Les œufs sont pondus entre les anfractuosités rocheuses bien exposées, les femelles pondent souvent à plusieurs sur un même site.
 
Trio de P. intermedius, le mâle est vert à queu orange, les femelles brunes rayées. (Ryanvanhuyssteen - Wikimedia commons)

Platysaurus lebomboensis JACOBSEN, 1994 : Proche de P. intermedius wilhemi, il s’en distingue par son dos sombre. Sa répartition, très restreinte comme celle de nombreuses autres espèces, longe la frontière orientale du Swaziland et de l’Afrique du Sud.

Platysaurus maculatus BROADLEY, 1965 : Cette espèce est divisée en deux sous-espèces : P. m. maculatus et P. m. lineicauda. On le trouve dans les monts Mitucué, au nord du Mozambique.

Platysaurus minor FITZSIMONS, 1930 : Mesurant 12-15 cm, cette espèce fut longtemps classée comme sous-espèce de P. guttatus, vivant dans la même région. On la rencontre dans la région de Waterberg en Afrique du sud. Il vit en général en petits groupes de même parenté. Le corps des mâles est gris, la tête et le ventre bleus ou vert vif, les flancs et la queue oranges.
 

P. minor ( Ryanvanhuyssteen - wikimedia commons)

Platysaurus mitchelli LOVERIDGE, 1953 : Originaire du Malawi, cette espèce vit dans les monts Mlanje.

Platysaurus monotropis JACOBSEN, 1994 : Cette espèce mesurant une douzaine de centimètres occupe une microscopique aire de répartition au nord-est de l’Afrique du sud, au milieu des grès des collines de Blouberg.

Platysaurus ocellatus BROADLEY, 1962 : Ces lézards atteignent une LMC de 70-85 mm, voire 90 mm (LT de 15-20 cm). On la rencontre sur les versants occidentaux des monts Chimanimani au Zimbabwe et sa frontière avec le Mozambique. Les mâles ont le corps sombre parsemé de petites taches vertes (d’où son nom), la queue est orange.

Platysaurus orientalis FITZSIMONS, 1941 : Deux sous-espèces sont reconnues : P. o. orientalis et P. o. fitzsimonsi. Elles sont présentes sur les zones rocheuses de Mpumalanga au nord-est de l’Afrique du sud. Les mâles montrent des marques vertes très vives et une queue orange, le ventre lui est bleu électrique. Ils peuvent dépasser 15 cm de LT.


P. orientalis (Milsroe - wikimedia commons)

Platysaurus pungweensis BROADLEY, 1959 : L’espèce est scindée en deux sous-espèces : P. p. pungweensis est originaire de la frontière entre le Zimbabwe et le Mozambique et P. p. blakei qui vit sur le plateau de Santa Manica au Mozambique. Il peut atteindre 8 à 9 cm maximum de LMC.

Platysaurus relictus BROADLEY, 1976 : Petite espèce mesurant 12-15 cm de LT, les mâles sont entièrement bleu électrique avec une queue orange. On le trouve dans le nord du Transvaal (Afrique du Sud) sur le Waterberg et le nord du Soutpansberg.

Platysaurus torquatus PETERS, 1879 : Cette espèce vit dans la zone frontalière entre ces trois pays : le Zimbabwe, le Mozambique et le Malawi. On le trouve sur les zones rocheuses en particulier près des cours d’eau.

http://tiliqua.wifeo.com - ISSN 2118-5492
 
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