Aperçu des genres et espèces de Gerrhosauridés.

Vincent NOËL - 17/12/2017

Sous famille des gerrhosaurinés :


Broadleysaurus major (DUMÉRIL, 1851) : Anciennement Gerrhosaurus major. 2 sous-espèces sont classiquement distinguées, B. major major et B. m. bottegoi, mais la validité de cette dernière est contestée. Elles se distinguent par la présence de lignes longitudinales sur le dos de B. m. bottegoi, la sous-espèce nominale en étant dépourvue. Une troisième sous-espèce, B. m. zechi est parfois mentionnée mais sa validité est également contestée. La coloration de ce gros lézard, qui peut dépasser 45 cm, est terne : beige à gris foncé. Ses écailles sont larges, le corps robuste et légèrement aplati. Cette espèce occupe une vaste répartition dans toutes les zones semi-arides d’Afrique sub-saharienne. Il habite les savanes et en particulier les abords des édifices rocheux ou les termitières abandonnées. Il trouve refuge dans un terrier creusé sous les rochers. La femelle pond 2 à 6 œufs assez gros (2,5 x 5 cm).
 

Broadleysaurus major (boettgeri?) (Wikimedia commons)

Cordylosaurus subtessellatus (SMITH, 1844) : C’est un petit lézard au corps très allongé, fin et cylindrique. La tête est conique et peu distincte du cou. La tête et le corps sont noirs avec des lignes longitudinales blanches ou jaunes qui partent des narines au cloaque. Avec sa queue bleu vif, il ressemble aux jeunes scincidés africains du genre Trachylepis. Cette queue est très longue, les pattes sont fines mais bien développées. Il ne mesure que 12 à 16 cm de LT pour une LMC de 4-5 cm. Originaire du sud de l’Angola, de l’est de la Namibie et l’ouest de l’Afrique du sud (Namaqualand, Province du Cap), il vit au sol, près des rochers ou dans les plantes notamment les succulentes. La femelle ne pond que 2 œufs, les jeunes sont très petits puisqu’ils ne mesurent de 2-3 cm de LT.

Gerrhosaurus auritus BOETTGER, 1887 : Anciennement sous-espèce de G. multilineatus, cette espèce pouvant dépasser 40 cm de LT est présente à l’extrême sud de la République Démocratique du Congo (RPC), en Angola, Namibie et au Botswana. Il habite les zones sèches et sablonneuses, trouvant refuge sous les souches, roches ou terriers de mammifères abandonnés. Elle se distingue notamment de G. multilineatus par l’absence d’écailles épineuses à la base de la queue, l’extrémité des écailles dorsales ne montrant pas non plus de pointe à leur extrémité (pointe somme toute très discrète, rien à voir avec les cordyles !).

Gerrhosaurus bulsi LAURENT, 1954 : Cette espèce est très proche de G. multilineatus et G. auritus. Elle est originaire du sud de la RPC, de la Zambie et de l’Angola. Ce taxon a longtemps été controversé, certains chercheurs estimant que lui et G. multilineatus sont en réalité la même espèce (et que G. bulsi a la priorité puisque décrit avant G. multilineatus), toutefois d’autres y voient deux espèces valides distinctes.

Gerrhosaurus flavigularis WIEGMANN, 1828 : Ce grand lézard peut atteindre 45 cm de longueur totale pour une LMC d’une douzaine de centimètres. Il possède un corps cylindrique et une tête assez réduite. Le corps est brun, le dos est marqué de deux bandes blanches ou jaunes longeant tout le dos et une partie de la queue. Les flancs sont souvent marqués de jaune ou orange, la gorge des mâles est jaune en période de reproduction.
 

Gerrhosaurus flavigularis (Bernard dupont - Wikimedia commons)

Gerrhosaurus multilineatus BOCAGE, 1866 : Ce taxon a une histoire mouvementée. Barbosa Du Bocage le nomma ainsi en 1866, mais certains pensent qu’il décrivit en réalité un hybride avec une autre espèce ou un jeune G. bulsi. Aussi, il a été proposé d’invalider ce nom, mais au final, en accord avec le code de nomenclature zoologique, il reste valide même s’il fait débat. Il ressemble beaucoup à G. flavigularis avec ses deux lignes blanches parcourant le dos. L’espèce occupe le nord du kalahari, au nord de l’Angola et au sud de la RPC.

Gerrhosaurus nigrolineatus HALLOWELL, 1857 : Cette espèce ressemble également beaucoup à G. flavigularis. Il atteint 40 à 45 cm de longueur totale, le corps mesurant jusqu’à 18 cm. Son corps est marqué de lignes longitudinales blanches ou jaunes bordées de noir. Les flancs sont souvent oranges à rouge marqués de points jaunes. Il occupe une répartition assez large, formant une bande  qui traverse le sud de l’Afrique d’est en ouest. On le trouve au nord de la Namibie et du Botswana, presque tout le Zimbabwe, une petite partie du sud du Mozambique et du nord-est de l’Afrique du sud. Comme tous les gerrhosaures, c’est un habitant des savanes, il aime occuper d’anciens terriers de rongeurs ou d’anciennes termitières. Il se nourrit surtout de sauterelles et de coléoptères. La femelle pond jusqu’à 9 œufs qu’elle dissimule dans un terrier de rongeur abandonné.

Gerrhosaurus skoogi ANDERSON 1916 : Anciennement Angolosaurus skoogi, des études génétiques récentes montrent qu’il appartient en fait au genre Gerrhosaurus, sous lequel Anderson le décrivit déjà il y a 100 ans. Ce lézard ressemble davantage aux Tracheloptycus malgaches avec un museau en forme de bec de canard et un corps cylindrique qui lui permet de s’enfouir dans le sable. Il mesure 20 à 25 cm, rarement plus, dont la moitié pour la queue. Sa répartition est très petite, limitée aux dunes sableuses côtières du désert du Namib couvertes d’herbacées et de succulentes, au nord-ouest de la Namibie. Il vit en petites colonies qui peuvent contenir plus de 3 000 spécimens par hectare. Ce lézard passe beaucoup de temps enfouis dans le sable (pouvant y rester enfouis pendant 24h), se déplaçant comme le « poisson des sables » (Sincus scincus). Il se nourrit d’insectes mais surtout de végétaux et de graines comme le montre une étude où des excréments ont révélé une alimentation composée à plus de 80% de végétaux. La femelle pond en général 2 œufs, plus rarement 4. La coloration est grise à blanc crème constellée d’écailles colorées de brun-rouge. Le ventre et le museau des mâles tend à devenir très sombre voire noir en saison des accouplements. Les jeunes sont uniformément couleur sable.

Gerrhosaurus typicus (SMITH, 1837) : Ce lézard originaire du sud-ouest de l’Afrique du sud (Namaqualand et région de Karoo) mesure 25-30 cm, avec une LMC de 7,5 à 10 cm. Il occupe les zones de savanes et se réfugie dans d’anciens terriers de rongeurs. On sait peu de choses sur son écologie. Considéré comme « quasi-menacé » par l’UICN.

Matobosaurus maltzahni (DE GRYS, 1938) : Cette espèce a d’abord été décrite comme une sous-espèce de M. validus (alors nommé Gerrhosaurus validus), mais a acquis son statut d’espèce à part entière en 2013. Cette grande espèce, mesurant 60 à 75 cm, vit au sud-ouest de l’Afrique : au centre et au nord-ouest de la Namibie jusqu’à la frontière angolaise. Sa répartition ne touche pas celle de son cousin M. validus. C’est un habitant des zones semi-arides à arides et particulièrement des zones rocheuses. Elle ressemble beaucoup à M. validus mais quelques détails, hormis son origine, permettent de les distinguer comme l’écaille suboculaire qui en contact avec la lèvre inférieure chez M. maltzahni contrairement à M. validus. On compte également 12 à 14 rangées d’écailles ventrales chez M. maltzahni contre 14 à 16 chez M. validus, ainsi que 15 à 17 lamellae sous le quatrième doigt chez l’espèce décrite ici, contre 18 à 24 chez la suivante. Cette espèce, tout comme M. validus, semble porter des soins parentaux et la femelle garde le site de ponte. Les jeunes cohabitent avec les adultes plusieurs années ; un comportement social assez similaire à celui observé chez certains scinques australiens du genre Egernia.

Matobosaurus validus (SMITH, 1849) : Cette grande espèce, atteignant également jusqu’à 75 cm de longueur totale, vit à l’est de l’Afrique, sur tout le territoire du Zimbabwe, débordant légèrement sur les frontières des pays voisins ainsi qu’au nord-est de l’Afrique du sud et l’extrême sud du Mozambique. Il fréquente les mêmes habitats que son cousin sus-cité et est omnivore, consommant régulièrement des fruits, fleurs et feuillages en plus d’arthropodes et même de petits vertébrés, comme des reptiles y compris de petites tortues. Les deux espèces pondent 2 à 5 œufs, les juvéniles mesurent 15 à 17 cm de longueur totale.
 
M. validus (berrnard Dupont - Wikimedia commons)

Tetradactylus africanus GRAY, 1838 : ce lézard mesure 25 à 30 cm (5-7,5 cm de LMC), rarement plus. Il possède un corps serpentiforme et de très petites pattes, réduites à des moignons avec un seul doigt invisibles quand elles sont repliées le long du corps. L’espèce est scindée en deux sous-espèces, T. a. africanus et T. a. fitzsimonsi. Cette dernière se distingue, entre autres, par l’absence de pattes antérieures mais pourrait être une espèce à part entière. Originaire du Zwaziland et d’une étroite bande le long du littoral à l’est de l’Afrique du sud, la sous-espèce fitzsimonsi est localisée sur la côte à l’est du Cap. Il vit au sol dans les zones herbeuses et rocheuses. Les femelles déposent leurs quelques œufs (max. 3) au sein des fourmilières de l’espèce Anochetus faurei. Cette fourmi est pourtant une espèce agressive, ne tolérant normalement pas les intrus, mais un peu comme l’orvet de notre Europe se retrouve nullement gêné ni attaqué par les fourmis et est souvent observé parmi elles, ces insectes ne s’en prennent pas aux oeufs de T. africanus.

Tetradactylus breyeri ROUX, 1907 : Originaire du sud-est du Transvaal et du Natal, répartis sur trois zones séparées, ce lézard possède aussi des pattes réduites à leur plus simple expression, se déplaçant par reptation. Il mesure une vingtaine de centimètres (LMC 4-6,5 cm). La femelle pond un ou deux œufs dans les termitières ou sous les roches. Il habite les zones de savane herbeuse en altitude.

Tetradactylus eastwoodae HEWITT & METHUEN, 1913 : Nommée en l’honneur de la collectrice du spécimen type, Miss A. Eastwood (rien à voir donc avec Clint). Le souci est qu’on ne connait que deux spécimens, celui d’Eastwood (1911) et celui de Wager (1928), aucun autre ne fut revu et l’espèce est présumée éteinte. Le spécimen type a été trouvé dans la forêt de Woodbush, dans le Transvaal. Ce lézard possède trois doigts aux pattes antérieures et deux aux postérieures.

Tetradactylus ellenbergeri (ANGEL, 1922) : Cette espèce a une répartition couvrant la Zambie, l’extrême sud de la RPC, l’est de l’Angola et le sud-ouest de la Tanzanie. Les pattes antérieures sont absentes, et les postérieures ne mesurent que 2 mm ! Le corps mesure 20 à 30 cm (4-5 cm de LMC). Il vit dans les savanes herbeuses et les sous-bois des forêts sèches.

Tetradactylus seps (LINNAEUS, 1758) : Cette espèce fait partie des reptiles décrits par Linnée, sous Lacerta seps. Mesurant autour de 15 cm, rarement 20 cm (LMC 5-6 cm), il possède des pattes bien développées en comparaison avec les autres espèces du genre, chacune est munie de 5 doigts. Il vit dans les zones herbeuses  des montagnes du sud de l’Afrique du sud. La femelle pond jusqu’à 2-3 œufs.
 

Tetradactylus seps (Luke Kemp - Wikimedia commons)

Tetradactylus tetradactylus (DAUDIN, 1802) : Comme la précédente, cette espèce est connue depuis longtemps et fait partie des premiers reptiles d’Afrique sub-saharienne décrits. Daudin le classa alors dans le genre Chalcides, sous C. tetradactylus. Le nom spécifique, tetradactylus, fait référence aux 4 doigts dont sont équipées ses pattes, il donna le nom du genre qui sera consacré plus tard à ces lézards, notamment avec Merrem qui nomma la présente espèce Tetradactylus chlacidicus. Il est l’espèce type du genre. On le rencontre dans les zones montagneuses du sud de l’Afrique du Sud. La femelle pond jusqu’à 4 œufs. Il mesure 18-24 cm (LMC 5-6 cm), max. 30 cm.

Tetradactylus udzungwensis SALVIDIO, MENEGON, SINDACO & MOYER, 2004 : C’est le petit dernier du genre, une espèce rare et menacée originaire des monts Udzungwa, au sud-est de la Tanzanie. Ses pattes sont courtes et munies de trois doigts (dont deux pourvus de griffes). Il ressemble beaucoup à feu T. eastwoodae, mais quelques détails d’écaillure permettent de distinguer ces deux espèces et de toujours considérer T. eastwoodae comme éteint.

Zonosaurinés :

Tracheloptychus madagascariensis PETERS, 1854 : Ce lézard mesure 15-20 cm, il est originaire des zones sèches de la bande littorale du sud-ouest et du sud de Madagascar. Il est fouisseur et trouve souvent refuge dans le sable où il se repose, de jour comme de nuit. On le trouve dans les dunes mais aussi dans les forêts ouvertes où il semble plus abondant. Sa coloration est faite de lignes longitudinales brunes plus ou moins foncées avec de nombreux ocelles et points noirs.


T. madagascariensis (Bernard Dupont - wikimedia commons)

Tracheloptychus petersi GRANDIDIER, 1869 : Plus coloré que son cousin, T. petersi arbore une coloration blanchâtre marquée d’orange sur les flancs et un dos brun clair avec des lignes longitudinales blanches entourées de brun foncé. La tête est bleue claire. Il mesure jusqu’à 20 cm et occupe les mêmes milieux que T. madagascariensis avec qui il peut cohabiter mais on le rencontre sur une aire de répartition bien plus restreinte.

Zonosaurus aeneus (GRANDIDIER, 1872) : Originaire de l’est de Madagascar, cette espèce ressemble à Z. madagascariensis mais bien plus petit, c’est d’ailleurs le plus petit Zonosaurus, mesurant environ 6 cm de LMC soit 15-20 cm de LT. On le rencontre dans les très nombreux habitats, plutôt humides mais ouverts (clairières, lisière des forêts), et même près des habitations humaines.

Zonosaurus anelanelany RASELIMANANA, RAXWORTHY & NUSSBAUM, 2000 : Cette espèce mesurant 18 cm de longueur totale est originaire du sud-est de l’île et vit dans les forêts humides.

Zonosaurus bemaraha RASELIMANANA, RAXWORTHY & NUSSBAUM, 2000 : Cette espèce fut décrite en même temps que la précédente et que Z. maramaintso lors d’une étude sur la phylogénie de certaines espèces du genre en 2000. Elle est originaire de la région de Bemahara dans le sud de Madagascar, habitant les zones de forêt sèche et mesure jusqu’à 22 cm de longueur totale.

Zonosaurus boettgeri STEINDACHNER, 1891 : Malgré ses 50 cm de longueur totale, ce zonosaure a été très rarement observée. Découverte en 1891, seuls 7 spécimens naturalisés et quelques observations in natura ont été rapportées depuis. Elle peut être confondue avec Z. maramaintsoa qui lui ressemble beaucoup. Elle est originaire du nord-est de Madagascar, dans la région de Nosy bé et la péninsule de Masaola.

Zonosaurus brygooi LANG & BÖHME, 1990 : Cette espèce a été nommée en l’honneur du zoologiste français Édouard-Raoul Robert Brygoo, décédé en 2016 et qui apporta une grande contribution à la connaissance de l’herpétofaune malgache notamment à travers la collection des « faune de Madagascar » publiées dans les années 1970. Ce lézard atteint une trentaine de centimètres de longueur totale, il est originaire des forêts humides de la côte nord-est de Madagascar notamment dans la région de Nosy Be.

Zonosaurus haraldmeieri BRYGOO & BÖHME, 1985 : Originaire de l’extrême nord de l’île, on le rencontre dans les zones de brousse, ce lézard peut dépasser 40 cm de LT. Il a été nommé en l’honneur d’Harald Meier qui collecta le spécimen type de l’espèce à Joffreville.

Zonosaurus karsteni (GRANDIDIER, 1869) : D’abord classé dans le genre Gerrhosaurus par Grandidier, cette espèce atteint une quarantaine de centimètres. On le rencontre dans les régions montagneuses de l’ouest et au sud-ouest de Madagascar, au sein des forêts sèches. Il fréquente surtout les zones rocheuses.
 

Z. karsteni (Jik jik - wikimedia commons)

Zonosaurus laticaudatus (GRANDIDIER, 1869) : Cette espèce a une vaste répartition, il occupe presque tout Madagascar à l’exception des forêts tropicales humides de l’est. On le rencontre surtout dans les zones rocheuses, la brousse et les forêts sèches. Il peut atteindre 50 cm.

Zonosaurus madagascariensis GRAY, 1845 : Présent à l’est de l’île, cette espèce ne dépassant pas 30 cm vit surtout dans les sous-bois des forêts tropicales humides. Elle est scindée en deux sous-espèces : Z. m. madagascariensis (GRAY 1845) et Z. m. insulanus BRYGOO 1985, cette dernière étant présente sur les îles Glorieuse et Cosmoledo, deux îles inhabitées entre les Comores et les Seychelles. Glorieuse est sous administration française et est aujourd’hui une zone naturelle protégée à l’accès limité. Cosmoledo est un ensemble d’atolls, également inhabités, situés au sud-ouest des Seychelles.
 

Z. madagascariensis (bobo11 - wikimedia commons)

Zonosaurus maramaintso RASELIMANANA, NUSSBAUM & RAXWORTHY, 2006 : Récemment décrite, cette espèce ressemble à Z. boettgeri montrant une magnifique coloration verte marquée de taches noires arrangées en bandes transversales. Le spécimen type a été collecté dans la région d’Antsalova en 1996.

Zonosaurus maximus BOULENGER, 1896 : Comme son nom laisse deviner, cette espèce est la plus grande du genre et le plus grand lézard malgache pouvant atteindre 70 cm de longueur totale, avec une longueur museau-cloaque de 25 cm. Vivant au sud-est de Madagascar, le plus souvent près des cours d’eau, elle montre un comportement semi-aquatique, plongeant et nageant parfaitement pour échapper à un prédateur. Sa coloration est brune et dépourvue de lignes longitudinales.
 

Z. maximus dans son habitat naturel (Bernard Dupont - Wikimedia commons)

Zonosaurus ornatus (GRAY, 1831) : Mesurant 20 cm de LT, c’est un lézard largement répandu et commun dans toutes les zones de savane herbacée de l’île, de brousse mais aussi aux abords des forêts humides recherchant avant tout des habitats bien ensoleillés.
 

Z. ornatus (Bernard Dupont - Wikimedia commons)

Zonosaurus quadrilineatus (GRANDIDIER, 1867) : Cette petite espèce d’une vingtaine de centimètres se distingue par son corps brun à noir marqué de quatre lignes longitudinales blanches à jaunes. On le rencontre dans la région de Tolaria au sud de l’ile, il habite différents habitats plutôt secs : savanes, forêts sèches…

Zonosaurus rufipes (BOETTGER, 1881) : C’est une espèce mesurant au maximum 22 cm de LT. Il est originaire des forêts humides du nord de Madagascar, dans la région de Nosy Be.
 

Z. rufipes (Esculapio - Wikimedia commons)

Zonosaurus subunicolor (BOETTGER, 1881) : Egalement originaire de la région de Nosy Be, mais aussi sur les îles de Nosy Komba, il mesure jusqu’à 25 cm. Il fréquente les sous-bois des forêts humides, souvent près des cours d’eau. L’espèce est classée « en danger » par l’UICN.

Zonosaurus trilineatus ANGEL, 1939 : Se caractérisant notamment par la présence de trois lignes claires longeant un dos de couleur sombre, cette espèce pouvant atteindre 40 cm vit dans les zones sèches du sud de Madagascar. Il fut décrit par l’herpétologue Fernand Angel, autre spécialiste de la faune malgache.


Z. trilineatus (Bernard Dupont - Wikimedia commons)

Zonosaurus tsingy RASELIMANANA, RAXWORTHY & NUSSBAUM, 2000 : C’est une espèce méconnue originaire de l’extrême nord de Madagascar dans la région d’Ankarana et de Montagne des français. Il a aussi été observé sur l’île de Nosy Hara. Il doit son nom aux célèbres Tsingy, une région couverte de parois calcaires verticales, très fines et formant un labyrinthe rocheux aux crêtes acérées qui ne fut exploré que récemment. Sa coloration est uniformément brun clair à gris, la queue, le ventre et la gorge sont souvent bleutés.
 
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