Vers une terrariophilie grand public basée sur l’élevage en captivité ? 
OUI à l'élevage, NON au pillage!

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Les terrariophiles ne peuvent pas éternellement ignorer leur rôle dans la disparition des espèces. Bien entendu, la capture d'animaux sauvages pour le commerce terrariophile n'est pas l'unique coupable même s'il est facilement montré comme tel par les médias. La destruction des habitats (pollution, déforestation, désertification, agriculture intensive...) constituent la principale cause de destruction de la biodiversité.

Cependant, alors que l'élevage en captivité s'est considérablement développé et que certaines espèces ne sont disponibles sur le marché que via la filière d'élevage, certaines autres espèces sont encore massivement importées et ne sont quasiment pas élevées en captivité. Il est souvent plus rentable d'importer des sujets sauvages que de les élever. Nous sommes à l'heure du développement durable et d'un point de vue éthique, il est difficile de dire que l'on aime l'herpétologie mais qu'on se moque du destin d'espèces entières.

Les législations actuelles de plus en plus restrictives à l'égard des éleveurs amateurs, mais elles peinent à endiguer le prélèvement d'animaux dans la nature, ce n'est d'ailleurs pas leur but direct mis à part pour les espèces autochtones. Néanmoins, l'accès au grand public de ces spécimens capturés pose un problème : d'une part, cela alimente et justifie économiquement l'importation de masse (avec toutes les pertes lors du transport et de l'acclimatation), d'autre part, les sujets non reproduits en captivité (ce que seuls des leveurs chevronnés cherchent à faire) ne permettent pas de créer des générations captives qui concurrenceraient directement les sujets capturés et tendraient à limiter leur présence sur le marché. Tout sujet arraché à la nature est un reproducteur en moins pour son espèce, perte double s'il n'est pas reproduit en captivité.

Il est donc important de sensibiliser les terrariophiles, notamment les débutants ou ceux qui ne souhaitent pas reproduire leurs spécimens, de ne pas acheter de spécimens issus de captures. L'offre en sujets et en espèces nées en captivité est suffisamment important aujourd'hui et à des prix très abordables pour que le commerce grand public se passe de spécimens issus de captures. Les spécimens issus de captures devraient êtres réservés aux éleveurs confirmés capables de les acclimater et de les reproduire afin de créer des souches captives ou d’apporter du sang neuf aux souches d’élevage vieillissantes. Faut-il soutenir une loi qui interdirait la vente de sujets sauvages au grand public, limitant donc leur accès aux seuls éleveurs?

Il en va également de la survie de notre passion et de sa crédibilité, car avec son développement et sa démocratisation, le commerce et les captures augmentent alors que les populations sauvages, déjà fragilisées par la destruction de leur habitat, sont encore plus affectées. A terme, les autorités risquent de prendre des mesures si drastiques que la terrariophilie sera impraticable voire purement et simplement interdite. Aujourd’hui les terrariophiles, à tous les niveaux, du simple particulier à l’éleveur professionnel doivent prendre consciente de l’impact de l’achat d’un spécimen issu de capture et montrer qu’une terrariophilie responsable est possible. Il est particulièrement nécessaire que les professionnels de l'animalerie prennent enfin conscience qu'un animal n'est pas un produit de grande consommation, encore moins si cela engendre le pillage de la nature ! Il est urgent que les éleveurs cessent de faire la politique de l'autruche, d'ignorer ce que la mode des NAC a comme conséquences graves sur la biodiversité et se prononcent ouvertement contre la vente au grand public d'animaux issus de capture et pour un effort vers l'élevage en captivité (et pas seulement la course aux phases ou à des espèces "rentables").

OUI A L'ELEVAGE, NON AU PILLAGE!

 


 

  

 



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