Les proies pour lézards insectivores.
 

Tiliqua scincoides mangeant un escargot décortiqué.

La grande majorité des lézards sont insectivores. Les nourrir en captivité suppose de pouvoir leur fournir une grande vraiété d'insectes afin qu'ils bénéficient d'une alimentation riche et complète. Il est impossible d'égaler la nature en matière de variété, mais un certain nombre de proies sont disponibles et sont parfaitement adéquats... d'autres beaucoup moins et doivent être données avec parcimonie.

Il est également essentiel de bien nourrir ses proies durant les deux-trois jours qui précèdent le repas. Car une proie non nourrie depuis des jours est une "coquille vide" sans aucun intérêt nutritionnel. Une bonne alimentation riche en vitamines et minéraux permet de limiter les ajouts en vitamines via des poudres polyvitaminées qui conduisent souvent à des surdosages nocifs pour la santé des lézards. Les grillons, blattes et autres criquets achetés en animalerie doivent donc être bien nourris, leur alimentation deviendra celle de votre lézard et ce, de manière naturelle.

Une fois par semaine on ajoutera néanmoins du carbonate de calcium car la plupart des insectes sont pauvres en cet élément indispensable. Carbonate de calcium pur que l'on trouve en pharmacie, mélanges de minéraux pour reptiles ou poudre d'os de seiche peu importe. Toutefois, ce "calcium" ne servira à rien sans éclairage UVA et B de qualité. Les UVB permettent la synthèse de la vitamine D3 qui elle-même régule l'assimilation et la métabolisation du calcium, sans elle, le carbonate de calcium sortira du système digestif sans avoir été utilisé et le corps de l'animal devra puiser dans ses réserves - ses os - pour s'approvisionner en calcium (un élément également primordial pour le fonctionnement des muscles et du système nerveux). Les reptiles n'assimilant pas la vitamineD2 présente dans certaines végétaux, seuls les UV ou des ajouts de vitamine D3 en poudre permettent la métabolisation du calcium. Toutefois, les ajouts manuels sont risqués car l'hypervitaminose est aussi néfaste que la carence, d'autant que la vitalmine D est stockée par le corps et que non seulement les UVB permettent sa synthèse mais aussi sa régulation. Un bon éclairage UV est le moyen le plus naturel pour les lézards de fabriquer eux-même cette vitamine. Evitez donc d'utiliser des apports calciques incluant de la vitamine D3 et attention aux vitamines pour reptiles. Toutefois, vue l'usure naturelle des éclairages UV avec le temps, un apport léger en vitamine D3 est souvent recommandé, mais on dit bien: léger (une fois par mois).

Voici une liste de proies communément données pour les lézards insectivores.

C’est la mode de donner des notes à des plats… alors on s’y met aussi ! Elles sont sur 5 et concernent : 1 : l’attractivité, c’est-à-dire si elles sont stimulantes et si les lézards les apprécient plus ou moins, 2 : leur disponibilité en animalerie et 3 : leur intérêt nutritionnel (plus basse est la note, moins  il faut en donner)
 
Les vers à soie:
C’est une alimentation à la mode aux Etats-Unis comme au Canada mais encore très difficile à trouver en France ou en Allemagne car ces chenilles sont fragiles et se stockent assez mal. Pourtant, les vers à soie, larves du Bombyx mori, sont une alimentation de très bonne qualité qui peut servir de nourriture régulière. Ces animaux domestiques (ils n’existent pas dans la nature) élevés depuis des siècles, se nourrissent uniquement de mûrier blanc, un arbre assez peu courant et en plus au feuillage caduque. Cependant, il existe une poudre à réhydrater dans l’eau bouillante à base de mûrier blanc et qui sert à nourrir ces chenilles. Les oeufs peuvent être gardés plusieurs semaines au réfrigérateur et il est possible d’élever de A à Z cette espèce. Le problème c’est leur fragilité, leur élevage nécessite une hygiène irréprochable, mais une fois le « coup de main » pris, cela semble assez simple. L’achat de larves se fait en général par correspondance et en grande quantité, les animaleries ne proposant que très rarement cette nourriture, c’est le principal frein aujourd’hui à l’utilisation de cette alimentation pourtant appréciée de tous les lézards. La larve mesure de 1 à 8 cm et peut nourrir de petits lézards d’une vingtaine de centimètres. Il lui faut 25 à 30 jours depuis l’éclosion pour atteindre la taille maximale.

Attractivité : 4/5 – Disponibilité : 1/5 – Intérêt nutritionnel : 5/5

 Les grillons :
Ce sont les plus connus ! Il y a en général 3 espèces de grillons que l’on peut trouver en animalerie : Gryllus bimaculatus ou grillon noir, Acheta domesticus ou grillon domestique (gris) et Gryllus assimilis. G. bimaculatus n’est pas toujours apprécié de tous les insectivores, il est assez coriace. .A. domesticus ou G. assimilis ne posent aucun problèmes encore moins le petit mais très vif Gryllodes sigillatus mais qu’on ne retrouve pas souvent en animalerie.

 Les grillons sont une nourriture produite en grande quantité et relativement peu chère. On en trouve en 4 à 5 tailles. Mesurant de 3 mm à 3 cm, c’est un insecte pour lézards petits et moyens. C’est un aliment de qualité somme toute moyenne, mais tellement facile à se procurer qu’il est devenu le menu principal de bon nombre de nos animaux. En effet, il peut constituer sans problèmes les 2/3 de l’alimentation d’un lézard de 20 ou 30 cm comme E. macularius.
Néanmoins il est préférable d’enrichir les grillons achetés en boite, pour cela on place soit des paillettes de nourriture pour poissons, des croquettes pour chien mais le mieux reste le naturel : feuilles de pissenlit, des fanes de carottes, du trèfle ou de la frisée. Il est en effet important de bien nourrir les proies avant de les donner sinon on n’a qu’une enveloppe vide de toute richesse nutritionnelle qui remplit l’estomac sans nourrir l’animal.

Saupoudrer les grillons de calcium est chose aisée : On met la ration de grillons dans une boite (pot à confiture par exemple) dans laquelle on a d’abord mis du carbonate de calcium ou de la poudre d’os de seiche, on secoue… Et voilà des grillons tous blancs !

Les grillons  se conservent une à deux semaines s’ils sont nourris et maintenus à 18-22°C. Privilégiez des sub-adultes (sans ailes) car les adultes vivent moins longtemps. En faire l’élevage c’est une autre affaire !

Enfin, la distribution des grillons doit se faire avec parcimonie car leur premier réflexe est de se cacher, ils passent alors inaperçu et meurent dans le terrarium sans avoir été mangés. Evitez donc la nuée de grillons. Beaucoup de lézards accepteront de les manger dans un récipient aux parois lisses ce qui évite les évasions. Sinon, dernière astuce : 10 minutes un réfrigérateur pour les calmer.

 Attractivité : 4/5 – Disponibilité : 5/5 – Intérêt nutritionnel : 4/5

Les criquets
            De meilleure qualité que les criquets ils sont néanmoins plus chers car difficiles à élever (disons plutôt que leur élevage est plus coûteux). On trouve deux espèces : Locusta migratoria (criquet migrateur) et Schistocerca gregaria (criquet pèlerin). Leurs ravages sont célèbres dans le monde entier. On trouve en général 3 tailles en animalerie de 2 à 7 cm, plus rarement des larves de stade 1 qui sont plus petites qu’un grillon. Ces insectes sont réservés à des lézards de plus de 20 cm (et encore pas tous). Les imagos ne conviendront qu’à des lézards de plus de 40 cm. L’avantage est que les criquets sont diurnes, ils ne cherchent pas à se cacher. Dans la nature ils constituent une part importante de lézards diurnes et bons chasseurs comme les petits varans. Pour des espèces comme Physignathus cocincinus, Chlamydosaurus kingii, Varanus trsitis ou acanthurus, ce sont des aliments de premier choix. Malheureusement les criquets se conservent mal et arrivent souvent en mauvais état. On peut les requinquer en les mettant dans une petite boite type Geo ou Fauna box, un spot de 25 ou 40W pour les réchauffer et mettre du pissenlit ou de la luzerne.

Attractivité : 5/5 – Disponibilité : 3-4/5 – Intérêt nutritionnel : 4/5

 Les souriceaux et ratons :
Les lézards de plus de 20 cm et peuvent s’attaquer à des souriceaux de quelques jours. Ensuite, selon la taille de l’animal mais aussi ses qualités de prédateur on peut proposer des ratons, souriceaux « blanchons » ou « sauteuses » voire souris adultes. Mis à part les grands varans, peu de lézards mangent des rats adultes. La plupart des lézards n’accepteront que des souriceaux ou ratons vivants, mais certains notamment les scinques à langue bleue... accepteront des souriceaux morts (mais il faut passer par un apprentissage avec des souriceaux vivants). Les rongeurs ont une très bonne qualité nutritive puisque étant des vertébrés eux aussi, leur corps contient tous les éléments qu’ont besoin les vertébrés pour vivre. Néanmoins, chez les insectivores, l’excès de ce type de nourriture entraîne des complications et notamment de l’obésité. Leur système digestif est avant tout adapté à la digestion des insectes (difficiles à digérer), un régime majoritairement composé de rongeurs n’est pas adéquat et crée des problèmes d’excès de poids ou des troubles digestifs. Pour les petits animaux ou les animaux principalement insectivores, il faut privilégier les insectes.

 Attractivité : 5/5 – Disponibilité : 5/5 – Intérêt nutritionnel : 3/5

Les vers de farine et morio :
            Seul avantage : on en trouve tout le temps, toute l’année et ils se conservent des semaines a réfrigérateur. Ce qui fait des larves de  Tenebrio molitor la nourriture de dépannage par excellence ! Mais ces larves sont grasses (lipides), pauvres en calcium et très coriaces (chitine). Leur ingestion massive et régulière peut engendrer des blocages intestinaux… L’erreur à ne pas commettre est de remplir la « gamelle » de vers de farines… Donnés avec parcimonie, en très petite quantité à chaque fois évite les problèmes de digestibilité. La variété XL, Zophobas morio, le vers de farine du Pérou est très rapide (on peut faire des courses avec c’est amusant) et coriace. Seuls les prédateurs aguerris et têtus en viendront à bout. Il n’est pas de meilleure qualité que le vers de farine mais sert également en nourriture de dépannage pour de gros lézard (+ de 40 cm). 

            Bref, il est toujours bon d’avoir sa boite de vers de farine dans le réfrigérateur (les « morios » se conservent 1 ou 2 mois mais à l’air libre ! Pas au « frigo »)  néanmoins, il faut les donner avec parcimonie et ajouter du calcium.

 Attractivité : 3/5 – Disponibilité : 5/5 – Intérêt nutritionnel : 1/5

Les mouches :
            C’est une bien meilleure nourriture qu’on le croit ! Avantages : les mouches sont pauvres en chitine et donc très digestes. Elles sont très attractives et stimulent les petits lézards. Obtenir des mouches est très facile. Les magasins de pêche proposent 3 types de larves qui donnent 3 espèces de mouches différentes : Les asticots qui donnent les grosses mouches noires, les pinkies qui donnent des mouches plus petites et vertes (les mouches à m….) et les timas ou fifies qui donnent de petits moucherons.

            On conserve les asticots au réfrigérateur. Pour en obtenir des mouches, sortez une ration d’asticots, sachant qu’il y a peu de mortalité, un asticot donnera une mouche à coups sûrs. Mettez vos asticots dans un récipient aux parois bien lisses (verre) comme un pot de confiture. Le couvercle sera bien percé de trous, au mieux on place de la gaze maintenue par un élastique car il faut éviter trop d’humidité. Attendez entre 7 et 12 jours selon la température ambiante et hop ! Vos asticots deviennent noirs (pupes) puis les mouches sortent.

            Ainsi données elles ne valent rien ! Il faut les nourrir. Donc, dès que votre récipient devient un aéroport anarchique et paniqué, versez un peu de jus de fruits, de compote ou de lait concentré à travers le couvercle. 24 heures plus tard elles sont gonflées à bloc. Pour les distribuer sans qu’elles envahissent a maison, mettez le récipient au réfrigérateur 5 minutes, ça leur coupe les ailes. Mais attention ! Elles retrouvent vite leurs esprits !

 Attractivité : 5/5 (mais à donner à des petits lézards agiles et si possibles aux arboricoles) – Disponibilité : 5/5 – Intérêt nutritionnel : 3/5

Les drosophiles.
            Ces très petites mouches (2 à 4 mm), coqueluches des généticiens, sont une source de nourriture assez difficile à trouver en animalerie. Non pas qu’elle soit difficile à élever, mais elles sont peu démandées car seules les très petites espèces mangent ce genre de mouches (en particulier les juvéniles de lézards comme les Phelsuma, Anolis, Sphaerodactylus…). Baptisées aussi mouches du vinaigre, les drosophiles existent en forme aptère (en fait les ailes sont atrophiées). Ces mouches ne sont pas très chères mais il faut souvent les commander. L’élevage se fait dans de petites boites couvertes d’une gaze, et dont le fond est garni d’une mixture laiteuse dans laquelle les asticots se développent. En 4 jours la larve se transforme en pupe d’où sortira la mouche au bout de 5 jours. Le cycle de vie général dure 10 jours (à 25°C).

 Attractivité : 4/5 – Disponibilité : 3/5 – Intérêt nutritionnel : 4/5

 Les blattes géantes
            On peut scinder cette catégorie de blattes en deux groupes : les blattes ailées et les blattes souffleuses. Les blattes ailées le plus courantes sont Blaptica dubia, Blabera fusca ou Blaberus atropos, mais il en existe bien plus ! Les larves de blattes ressemblent aux adultes mais n’ont pas d’ailes contrairement. Les blattes ne passent pas par un stade larvaire sous la forme « classique » de larve comme les mouches ou les papillons (métamorphose complète), mais par des stades larvaires comme chez les criquets ou grillons (métamorphose incomplète). Ce qui fait que les larves peuvent être offertes aux insectivores. Les blattes ailées de grandes taille mesure entre 4 et 6 cm, les larves naissent à une taille de 5 mm environ, on peut donc les donner à des lézards de taille moyenne (20 cm minimum). Les adultes sont réservés à de grands insectivores et bons prédateurs : Lézards de plus de 50 cm. Car les blattes sont des insectes très vifs, qui s’accrochent fortement au substrat et dont la cuticule reste coriace. Leurs prédateurs ont souvent du mal à les maîtriser. De plus les blattes ont horreur de la lumière, elles sont photophobes, et une fois lâchées dans le terrarium elles n’ont qu’une idée c’est de se cacher passant alors inaperçues aux prédateurs. Deux astuces : D’une part refroidir au « frigo » les blattes, d’autre part les mettre dans une boite aux parois lisses de 8-10 cm de haut. Sinon il y a le nourrissage à la pince ou carrément : l’euthanasie de la blatte une demi-heure au congélateur.

            Les Gromphadorhina sont des blattes africaines mesurant à l'âge adulte 8 à 9 cm. Lorsqu’elles sont agressées elles soufflent très fort et peuvent faire peur aux prédateurs. Seuls les lézards de plus de 80 cm comme les Varans ou les Physignathus sont à même de maîtriser ces blattes et de s’en nourrir, elles ne sont pas adaptées aux lézards qui ne sont pas assez vifs pour les dévorer vivants. Attention, ces blattes sont capables de grimper aux parois lisses comme le verre.

            L’élevage des blattes est facile, mais il faut attendre 8 à 12 mois avant d’y toucher car le cycle est long (6 mois en général). Les blattes mangent de tout et c’est une nourriture de très bonne qualité, malheureusement sans les élever, elle reste chère en animalerie. L’élevage peut se faire dans une grande caisse (50x35x30 cm) maintenue à 25-27°C, le fond est garni d’éclats de hêtre, la décoration de contenants à pifs et la nourriture de divers fruits et de nourriture pour chiens en boite ou des croquettes.

 Attractivité : 3/5 – Disponibilité : 3/5 – Intérêt nutritionnel : 4/5

Les petites blattes :
Ces petites espèces sont souvent faciles à élever mais rares en animalerie. Panchlora nivea ou Nauphoeta cinerea sont les plus répandues mais attention aux évasions ! Elles se transforment vite en pestes ! On préfèrera donc les « red runners », Blatta lateralis, mesurant 2,5 cm, très rapides mais incapables de grimper aux parois lisses. Il est préférable de calmer ces animaux en les plaçant quelques minutes au réfrigérateur et éviter d’en jeter trop dans le terrarium. Idéales pour nourrir les espèces arboricoles ou très agiles, il faut s’assurer qu’elles ne peuvent s’échapper ou se multiplier dans le terrarium. C’est parfois un gros problème, notamment avec des espèces fouisseuses qui demandent un substrat meuble, là où les blattes elles-mêmes risquent de pulluler. Certaines espèces volent, d’autres grimpent aux vitres, les emprisonner dans une gamelle même aux parois hautes et lisses est inutile. Ce sont néanmoins des aliments d’excellente qualité et si vos lézards les acceptent mortes (tuées par congélation) ou présentées au bout d'une pince, n’hésitez pas ! 

 Attractivité : 4/5 – Disponibilité : 3/5 – Intérêt nutritionnel : 4/5

Les lombrics :
Il existe plus d’espèces et de variété de lombrics qu’on le croit ! Les vers de terre « classiques » (Lumbricus. sp.) et que l’on trouve dans son jardin, son compost ou en magasin de pêche sont souvent de taille moyenne à petite. Par contre les vers dits canadiens sont de gros vers vigoureux et très appréciés des gros lézards. Seuls inconvénients des lombrics : c’est gluant et ça colle ! Pas toujours facile à maîtriser et lors du combat (aussi amusant soit-il) le vers se couvre de substrat. Tous les lézards n’apprécient pas ! On peut néanmoins, découper les lombrics en petits morceaux appréciés par les petits lézards. Les espèces fouisseuses de milieux très humides comme les Tribolonotus ou les Tropidophorus en sont friands et on peut leur en donner régulièrement. C’est un aliment assez riche surtout s’il a vécu dans un sol calcaire.

 Attractivité : 2/5– Disponibilité : 5/5 – Intérêt nutritionnel : 4/5

Les teignes de ruche.
Ces petites teignes (Galleria melonella) sont intéressantes pour les petits lézards. Il s’agit d’un petit papillon que les apiculteurs maudissent autant qu’un terrariophile maudit les acariens. L ‘élevage est facile, mais l’insecte est envahissant. Les teignes de ruche sont utilisées par les pêcheurs mais beaucoup déconseillent ces larves vendues en magasins de pêche car parfois dopées avec de substances douteuses ! Si vous avez une cave, vous pouvez les élever dans un simple seau. Sinon on les achète en animalerie mais souvent sur commande car elles ne survivent pas très longtemps. C’est une nourriture d’appoint pour les petites espèces, de qualité moyenne, souvent très appréciée des lézards terrestres comme les geckos léopards. Elle est assez riche en lipides et peut être utile lors de la période de reproduction ou pour retaper un sujet affaibli car elles sont faciles à attraper. Attention, elles grimpent aux parois lisses et s'échappent facilement. Une fois transformées en papillon, on peut aussi les donner aux lézards !

 Attractivité : 3/5 – Disponibilité : 4/5 – Intérêt nutritionnel : 2/5

Les cétoines :
Ce sont des coléoptères diurnes dont certaines espèces sont de toute beauté. Larves ou adultes sont souvent bien acceptées. Comme proie, ce sont en général des espèces du genre Pachnoda aussi nommées « dola ‘s ». Les autres espèces sont moins prolifiques et plus difficiles à élever, ne permettant pas un rendement suffisant ou alors elles sont recherchées par les terrariophiles comme animaux de terrarium à part entière. La larve est surtout très grasse et les adultes sont coriaces et réservés à de gros lézards aux puissantes mâchoires (Egernia, Tiliqua, Novoeumeces, Varanus exanthematicus, Physignathus...). C’est une bonne nourriture de remplacement ou simplement pour varier et stimuler les animaux (attention ! Elles n’en ont pas l’air, mais elles cavalent ces grosses larves !). Assez difficile à se procurer et à conserver, elle ne peut matériellement pas être utilisée en grande quantité.

 Attractivité : 3/5 – Disponibilité : 3/5 – Intérêt nutritionnel : 2/5

La cétoine verte est une espèce autochtone que l'on trouve souvent dans la nature.

Les cloportes :
Ce ne sont pas des insectes mais des crustacés ! De ce fait, leur carapace n’est pas constituée de Chitine (substances difficile à digérer) mais de calcium ! D’où leur intérêt en terrariophilie. Il est facile de trouver des cloportes, sous les pierres, les tas de bois, dans les caves... Totalement inoffensifs, il existe plusieurs espèces en France, toutes sont utilisables. On conseille ces arthropodes notamment pour les amphibiens et les petits lézards comme Eublpeharis macularius, les Phelsuma, petits scinques et autres... Les cloportes n’aiment pas la lumière, ils cherchent de suite à se cacher et doivent être placés dans des récipients à parois lisses ou réservés à des prédateurs nocturnes. L’élevage est possible et parait-il, facile. On voit désormais de plus en plus de cloportes tropicaux blancs, très petits et appréciés notamment des éleveurs de dendrobates.

Attractivité : 3/5 – Disponibilité : 2/5 – Intérêt nutritionnel : 4/5 

La nourriture pour chats et chiens :
A la base, c’est prévu pour les chats ou chiens, pas pour les lézards !  Gras et parfois issus de morceaux d’origine douteuse, ce n’est pas une nourriture de première qualité mais appréciée ! Bien utile pour doper un animal un  peu affaibli ou attirer un scinque un peu difficile vers d’autres aliments, on limitera cet aliments à une distribution par mois même si certaines éleveurs en donne une fois par semaine, mélangés simplement avec de la salade et des fruits. Les dégâts à long terme sont certains !  En revanche, excellente nourriture pour gonfler des blattes ou des grillons !

Attractivité : 4/5 – Disponibilité : 5/5 – Intérêt nutritionnel : 1/5 

La viande *:
Acceptée hachée ou en très petits morceaux par les espèces comme les Tiliqua, ce n’est pas une nourriture de bonne qualité car elle est surtout composée de protéines et de graisses (s’agissant en général de muscles). On peut faire un mélange de viande blanche (préférable à la viande rouge), de foie, de cœur de bœuf pour ajouter vitamines et éléments plus riches, mais c’est beaucoup de travail pour pas grand chose car la nourriture restera incomplète. Il vaut mieux réserver cette nourriture en cas de gros soucis d’approvisionnement et de l’écarter dans la plupart des cas.

 Attractivité : 2/5 – Disponibilité : 5/5 – Intérêt nutritionnel : 1/5

Les escargots et limaces :
Très appréciés de nombreux scincidés car c’est une nourriture peu rapide et qu’ils trouvent facilement au sol. Cyclodomorphus gerrardii en fait d’ailleurs sa principale nourriture, mais de nombreuses espèces assez lentes comme les Tiliqua en raffolent. Les Tribolonotus, Tropidophorus, scinques apodes ou non de milieux humides les apprécient aussi (mais sans coquille). Glaner des limaces et escargots dans son jardin n’est pas sans risque, car votre voisin peut utiliser des pesticides dans son jardin et indique ainsi les gastéropodes. De plus, certains escargots ou limaces sont vecteurs de parasites internes. Les parasites peuvent toutefois être tués en congelant les gastéropodes, mais pas les produits toxiques! Si vous chassez l’escargot (attention ! Il y a une législation car ce sont des espèces protégées, renseignez-vous ici !), chassez-le loin des cultures et autres activités humaine polluantes. Je sais, c’est de plus en plus dur à trouver ! Sinon, optez pour des escargots en boite (que l‘on peut congeler) ou dégottez un élevage d’escargots (héliciculteur) et voyez si vous pouvez négocier des escargots à bon prix (vu que vous les prenez natures). Les achatines sont des escargots tropicaux de grand taille, on les trouve également en boite ais on peut aussi les élever. Les escargots sont très riches en calcium même sans leur coquille et pauvres en phosphore, c’est un excellent aliment même si peu de lézards les mangent.

Attractivité : 2/5 – Disponibilité : 4/5 – Intérêt nutritionnel : 5/5

Achatines.
 
En conclusion.
 
Les 7 meilleures nourritures :
 
  • Vers à soie si vous en trouvez !
  • Criquets
  • Grillons
  • blattes
  • souriceaux pour ceux se nourrissant de vertébrés dans la nature.
  • escargots et limaces pour certaines espèces (Cyclodomorphus gerardii, Tiliqua sp. surtout)
  • Cloportes (petites espèces)
Le reste, c’est de temps en temps....

V. NOËL - 03/09/2013. http://tiliqua.wifeo.com
 



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