Faire une recherche :  

18/12/14 "Biology of the reptilia" en ligne....

Le site dédié à Carl Gans, herpétologue décédé en 2009, propose de consulter l'intégralité de l'oeuvre de toute une vie: les 22 volumes de "Biology of the reptilia" qui représentent 14 000 pages. Le premier de ces volumes thématiques a été publié en 1969, le dernier, entièrement consacré à la bibliographie, a été publié en 2010 après la mort de C. Gans. C'est sans doute l'oeuvre la plus colossale sur la biologie, l'anatomie, la physiologie et le comportement des reptiles éditée depuis les grandes publications en plusieurs volumes du XIXème siècle.
Elle est donc désormais gratuitement consultable sur http://carlgans.org. Dommage que les livres ne soient pas téléchargeables au format PDF ou même epub, ce qui serait plus pratique à consulter, qu'on pourrait conserver et même en partie imprimer... Mais c'est quand même une sacrée idée de mettre en ligne gartuitement des ouvrages de cette dimension et donc de permettre à tout un chacun de pouvoir les consulter.

 


 

 
27/11/14 36% des caméléons sont menacés de disparition

On connaît environ 200 espèces de caméléons (Toxicofères - Iguaniens - chamaeleonidés) dont un grand nombre d'espèces vivent à Madagascar et dans l'est de l'Afrique. Madagascar et de nombreux pays est-africains hebergent une biodiversité particulièrement riche, et pas uniquement des éléphants et des rhinocéros ! Mais c'est aussi une des région les plus pauvres du monde. Corollaire de cette pauvreté, la destruction des habitats soit par les petits paysans qui tentent de survivre en employant des techniques agricoles non durables, soit par les grandes sociétés occidentales ou chinoises qui pillent les ressources naturelles de l'Afrique. A cela s'ajoute le trafic illégal de spécimens vivants ou morts vers l'étranger.
Selon le site www.mongabay.org et le Chameleon Specialist Group, sur 182 espèces de caméléons étudiées, 36% sont en danger d'extinction. Parmi les 66 espèces menacées, 9 espèces sont en danger critique d'extinction, certaines comme Rampholeon chapmanorum, une petite espèce du Malawi, n'ont plus été vues depuis plusieurs années et les scientifiques craignent qu'elles soient déjà éteintes. A Madagascar, où se trouve un grand nombre d'espèces de caméléons, 50 à 70% d'entre elles sont menacées.
Les reptiles, comme une grande partie de la "petite faune", souffrent considérablement des activités humaines : pollution, pesticides, destruction des habitats, introduction d'espèces invasives ou de maladies nouvelles... Alors que les médias se focalisent sur les grands mammifères, l'essentiel de la biodibversité, parfois composée de ce que les gens prennent pour des "sales bêtes", s'éteint dans l'indifférence générale, y compris en Europe. C'est pourtant cette petite faune cachée et méprisée, ces insectes, ces araignées, ces batraciens, ces lézards qui font la richesse des écosystèmes. Si des parcs naturels, des élevages conservatoires ou des bateaux partant à l'assaut des baleiniers peuvent aider à présever quelques espèces, c'est totalmement innefficace pour la majorité des espèces menacées: seule la préservation des habitats, et pas seulement dans des réserves naturelles, peut permettre de mantenir cette biodiversité.

En savoir plus : http://news.mongabay.com/2014/1124-hance-chameleon-crisis.html#sthash.QJ6EMEdW.dpbs

 


 

 
21/5/14 Un Boa dans un jardin : attention à la désinformation!

Le 20 mai, un reportage a été diffusé sur France 3 suite à la découverte et la capture par les pompiers d’un Boa dans un jardin de Bourg-de-Péage dans la Drôme. Ce n’est pas le premier, ça ne sera pas le dernier… mais les propos des journalistes et de la maire de la commune montrent la grande méconnaissance en ce qui concerne à la fois les serpents et la règlementation sur l’élevage de ces animaux.

Il semble que madame la Maire a été mal informée sur la réglementation en vigueur pour la détention d’animaux non domestiques, en particulier sur les modalités fixées par l’arrêté du 10 aout 2004.

En effet, vous dites dans ce reportage que la détention de ce Boa (un Boa constrictor imperator) est illégale : c’est une erreur. Certes, c’est une espèce protégée au niveau mondial par la Convention de Washington, mais il est en annexe II de la CITES, un niveau de protection – ou plutôt de réglementation du commerce – assez souple qui autorise sous conditions sa vente (quotas pour les importations hors UE, vente libre pour les spécimens nés en captivité au sein de l’UE sous réserve de fournir des justificatifs de leur naissance en captivité). En France, comme ailleurs en Europe, il est très facile d’acheter dans une animalerie ou chez un éleveur ce serpent qui au demeurant, malgré sa taille, est inoffensif (alors que le reportage le montre comme un monstre féroce). Ainsi, on peut accuser le propriétaire mystérieux de ce serpent d’incompétence car un terrariophile consciencieux verrouille ses terrariums pour éviter les évasions. Toutefois, il est faux au regard de la loi de dire que c’est illégal. La détention des reptiles en France est légale, règlementée certes comme toute activité d’élevage, mais légale. De plus, madame la Maire dit que cet animal aurait dû être équipé d’un transpondeur (une puce injectée sous la peau et qui permet l’identification) or Boa constrictor imperator ne fait pas partie des espèces soumises à l’obligation de « puçage ».

L’abandon ou l’évasion d’animaux de compagnie dans la nature ou chez des voisins est un problème écologique, de santé et de sécurité publique, les reptiles ne sont qu’une petite partie de ce problème. Les accidents liés à des serpents exotiques en France se comptent sur les doigts d’une main, et aucun n’a encore concerné un tiers autre que le propriétaire du serpent. On ne peut pas en dire autant du meilleur ami de l’Homme : les morsures de chiens sont à l’origine de 66 000 hospitalisations par an dans notre pays. Pourtant, quand le chien du voisin s’échappe, il ne fait pas l‘objet d’un reportage télévisé. Le traitement médiatique des évasions de serpent est avant tout lié aux préjugés ancestraux et irrationnels que véhicules ces animaux, stars des mal-aimés ! Ces préjugés n’ont aucune assise scientifique, c’est un héritage culturel et religieux tenace qui est très souvent préféré à un discours rationnel et objectif.

Les reportages subjectifs traitant de terrariophilie ou de serpents découverts dans la nature peuvent ruiner en quelques minutes des années d’efforts en matière de sensibilisation de la part des herpétologues, animateurs natures, auteurs et chercheurs pour démystifier le serpent et montrer qu’il fait bien plus de peur que de mal. Dans ce reportage on voit des gens qui se disent être terrorisés, ayant peur que le serpent leur bondisse dessus, qui se sont calfeutrés chez eux alors que ce serpent semblait plus apeuré qu’agressif. En aucun cas le commentateur n’a relativisé les propos de ces voisins effrayés.

L’assimilation inexacte mais coutumière de l’élevage des reptiles à une activité illégale stigmatise les terrariophiles. Du coup, d’entre eux se cachent, non pas parce qu’ils ne sont pas en règle avec la loi, mais par crainte de la vindicte populaire et médiatique !

Les terrariophiles consciencieux et les herpétologues, s’efforcent à la fois de briser les préjugés ésotériques liés aux serpents, de combattre certaines dérives de la mode du reptile comme animal de compagnie mais aussi de montrer que la terrariophilie est une discipline d’élevage comme une autre, tout aussi honorable que l’élevage des chevaux ou l’aquariophilie et qu’elle ne mérite pas les jugements de valeur dont elle est victime. Certes il y a des gens qui font n’importe quoi, mais ce n’est pas parce qu’il y a des chauffards qu’il faut considérer que tous les automobilistes sont des dangers publics.

Vincent NOËL.

Voir le reportage : http://www.francetvinfo.fr/animaux/video-une-famille-de-la-drome-decouvre-un-boa-constrictor-dans-son-jardin_604899.html
 
 

 


 

 
5/3/14 Ebook sur les scinques à langue bleue: seconde édition gratuite

Le livre électronique "les scinques à langue bleue: Tiliqua scincoides, Tiliqua gigas et Tiliqua sp. Irian jaya - vie dans la nature et élevage en captivité" est désormais libre de téléchargement et de diffusion (mais de copier-piller!). Il s'agit d'une seconde édition, avec mises à jour et quelques modifications sur l'élevage.
Vous pouvez le télécharger ici.

 


 

 
27/2/14 Notre Dame des Landes: la SHF tire la sonnette d'alarme

La Société herpétologique de France a envoyé un courrier de 4 pages au ministère de "l'écologie" à propos du projet d'aéroport à Notre Dame des Landes (Loire-atlantique). Au-delà des opinions politiques et des affrontements médiatisés, la SHF - en tant que société scientifique - dénonce ce projet comme pouvant avoir un impact désastreux sur les Reptiles et Amphibiens, avec des mesures compensatoires qui ne répareront en rien les dégats irréversibles. Les biologistes de la SHF - Jacques Castanet son président, Jean-Pierre Vacher et Olivier Lourdais de la commision conservation, démontrent que ce secteur est une des zones les plus riches en herpétofaune de l'ouest de la France. 10 espèces de Reptiles et autant d'amphibiens y vivent. Ce milieu bocager abrite des populations exceptionnelles de Lézard vivipare par exemple ou de triton marbré. Il correspond aussi à des zones biogéographiques particulières comme des zones d'interconnexion entre espèces "du sud" et espèces "du nord" telles les deux vipères les plus communes de France (V. berus et V. aspis). La SHF souligne aussi la sous-élavulation de la richesse herpétologique de ce secteur, avec des espèces non mentionnées, des sites de reproduction "effacés" etc. D'autant que la SHF n'a pas été mise à contribution dans ces enquête alors qu'elle regroupe les meilleurs herpétologues de France et une vaste base de donnée de répartition.

Lire la lettre: http://lashf.fr/Dossiers/2014/f%C3%A9vrier/Lettre_NDDL.pdf

 


 

 
Pages :<<12345>>
 
Créé avec Créer un site
Créer un site