La terrariophilie: 

La terrariophilie est une discipline consistant à élever des reptiles (mais aussi des amphibiens, insectes...) en captivité. C'est une discipline passionnante qui apporte sa contribution à l'herpétologie et à la démystification des reptiles.

Se démocratisant considérablement depuis quelques années, la mode dite des « NAC » (un terme qui en réalité ne veut pas dire grand chose) entraine avec elle des dérives et n'est pas sans impact sur la biodiversité, sur le bien-être des animaux et sur la sécurité publique. De plus, la facilité pour se procurer des reptiles et du matériel terrariophile fait oublier que la maintenance de ces animaux en terrarium nécessite des connaissances en biologie (herpétologie) et en techniques terrariophiles.

Bien que partageant de nombreuses critiques envers la terrariophilie, ce site milite aussi pour le droit à être terrariophile, préférant l'information et la promotion d'une terrariophilie responsable à la répression.

Acquérir un animal de terrarium ne s'improvise pas ! Sachez où vous mettez les pieds, agissez en futur terrariophile responsable et informé.

 

Se documenter Préserver la biodiversité:
Oui à l'élevage, non au pillage!
Faut-il désespérer de la terrariophilie? Et pourquoi pas l'herpétologie de terrain ? une discpline trop souvent ignorée des terrariophiles.
   
  Proies pour insectivores. Les bons végétaux pour les lézards végétariens.  
 

 


Agir pour une terrariophilie respectueuse de la biodiversité et du bien-être animal

Commission de terrariophilie de la Société Herpétologique de France
 


Respecter de la loi et la sécurité des personnes.
Les législations nationales et internationales en matière de protection de la faune sauvage et d’élevage d’animaux non domestiques doivent être respectées sans conditions. Tout terrariophile doit s’assurer que ses animaux ne représentent aucun danger pour autrui et que son installation soit suffisamment sécurisée contre les évasions ou intrusions. Toute manipulation doit se faire dans le respect des règles d’hygiène et de sécurité pour les animaux et pour les tiers. Il est impératif de respecter les sensibilités de chacun.

Sauvegarder la biodiversité. 
La fragilité de l’herpétofaune mondiale n’est plus à démontrer, le déclin de nombreuses espèces est inquiétant et le commerce du vivant fait partie des menaces. Même si l'élevage en captivité suffit à satisfaire les demandes pour certaines espèces, pour d’autres les prélèvements massifs dans la nature continuent. Ces animaux sont souvent exportés dans des conditions sanitaires exécrables engendrant une mortalité massive. La communauté terrariophile se doit d'agir en faveur de la protection des espèces en favorisant l’acquisition et la diffusion de spécimens nés en captivité.

Acquérir les connaissances et réfléchir avant d’acheter un animal.
L’acquisition d’un animal ne s’improvise pas, tout un travail préalable de recherche d’informations et de documentation est nécessaire. Malheureusement trop de gens font l’économie de ce travail, ce qui conduit souvent à de la maltraitance par ignorance. Tout futur acquéreur doit donc prendre le temps de la réflexion et prendre conscience de l’engagement que représente l’élevage en captivité d’un animal. Tout éleveur doit se tenir au fait des avancées en matière de connaissances scientifiques ou techniques afin d’améliorer les conditions de vie des animaux qu’il détient.
 
Ne jamais libérer son animal dans la nature.
Ne sachant plus que faire d’un animal devenu encombrant, beaucoup de propriétaires optent pour sa libération dans la nature. Les reptiles et amphibiens même exotiques ainsi lâchés peuvent survivre et se multiplier, perturbant la faune et la flore locale ou propageant des maladies nouvelles et potentiellement dévastatrices.
 
Privilégier le bien-être à l’envie d’avoir
La priorité de tout éleveur doit être le bien-être des animaux captifs tout au long de leur vie. La communauté terrariophile doit agir contre la maltraitance et être capable de remettre ses pratiques d’élevage en question. Des études scientifiques récentes remettent en cause certaines méthodes d’élevage minimalistes et mettent en avant le besoin d’espace et d’un environnement stimulant en lien avec l’habitat naturel et les mœurs de l’espèce. Toute mutation (ou « phase ») qui a pour effet d’altérer gravement la santé ou le bien-être d’un animal ne doit pas être sélectionnée comme le prévoit le code rural (article R 214-23).
 
Pratiquer un amateurisme désintéressé et partager ses connaissances.
L’éleveur amateur doit rester désintéressé, dans le sens où il ne considère pas une espèce en fonction de sa valeur marchande.
Un partage de l’expérience individuelle est primordial pour permettre un large accès aux connaissances herpétologiques et terrariophiles. Chaque éleveur peut y participer en transmettant ses observations et ses données. Cela nécessite également d’entretenir le lien avec la communauté scientifique et les vétérinaires.



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